Prof. dr Henryk Pisarek

Prof. dr Henryk Pisarek

Prof. dr Henryk Pisarek

Henryk Pisarek est né le 24 décembre 1932 à Klobuck (Pologne). Il  poursuivait et a achevé en 1958 les études de philosophie à l’Université Lomonosov de Moscou. Il a continué là-bas les études  de troisième cycle. Il les a terminées en 1961, en soutenant sa thèse, intitulé Rol Edvarda Zeligovskogo i Sigismunda Sierakovskogo v ideologitcheskoi i osvoboditielnoi bor’be polskogo i russkogo narodov, et il a obtenu le grade de docteur en philosophie. Il a continué sa carrière universitaire  à l’Université de Wroclaw. D’abord comme maître de conférences, ensiute, après sa deuxième thèse, intitulé Filozofija Svetozara Markovica (1846- 1875)Z historii marksizmu w Serbii, présentée en  1972 à l’Université de Wroclaw, il a été nommé docteur habilité. Les  années suivantes, il a occupé consécutivement les fonctions de professeur agrégé, professeur exstraordinaire et, finalement, en 1996, il a obtenu le titre de professeur ordinaire.  Dès 1981 il a pris la direction de la Chaire de la Philosophie Systématique de l’ Université de Wroclaw et il occupe toujours cette fonction.

            Sur le plan de la recherche, Henryk Pisarek  est auteur de 147 publications, parmi lesquelles se trouvent: 5 monographies (dont deux ont été publiées a l’étranger, l’une en Yougoslavie et l’autre à Moscou);  5 ouvrages collectifs; 59 articles (dont 9 dépassent 30 pages en longueur);  3 travaux d’édition. Le reste de ses publications se compose des comptes rendus, des rédactions des ouvrages et autres 58 de  ses travaux ont été  publiés à l’étranger, dont 43  en Yougoslavie, 9 en Allemagne et 3 à Moscou.  Il y a aussi 19 comptes rendus des publications de Henryk Pisarek.  Ses travaux  sont largement connus. Ils ont été  209 fois cités, non seulement en Pologne, mais aussi à l’étranger:  Tchécoslovaquie, Bulgarie, Russie, et, avant tout,  170 fois en Yougoslavie.

            Henryk Pisarek a donné des conférences dans les universités de Leipzig, Leningrad, Brno et Dresde. Il a participé dans de nombreux colloques internationaux, où il a présenté 47 exposés. Lui-même, il en a organisé plusieurs.

            Le travail de recherche de Henryk Pisarek a trouvé son prolongement naturel dans le rôle pédagogique. Il a été directeur de 8 travaux de troisième cycle. Trois de ses étudiants, aujourd’hui ses collaborateurs  à la Chaire  de la Philosophie  Systématique, ont présenté la deuxième thèse et ont obtenu le titre de docteur habilité.  Dans la période 1986-89 Henryk Pisarek a été membre de l’Equipe Centrale des Affaires Didactico-Scientifiques concernant la philosophie, attachée au Ministère de l’Education. Il est aussi membre de nombreuses  sociétés: de la Société Philosophique Polonaise (dans les années 1983-89 il a dirigé sa section de Wroclaw),  de la Société  Polonaise de la Science  des Religions, de Internationale Hegel Gesellschaft, de Internationale Society for Universalism.

            Pour ses mérites sur le plan de la recherche et didactique, Henryk Pisarek a reçu deux fois le Prix du Ministre de l’Education. En 1986 il a été nommé Chevalier de l’Ordre de Polonia Restituta par le Gouvernement Polonais.

            Bref aperçu des livres les plus importants de Henryk Pisarek

  • Filozofija Svetozara Markovića (1846-1875), Novi Sad, 1974, 170p., Matica srpska.

Cette monographie présente les résultats de mes recherches sur l’attitude de Marković envers le marxisme et la façon dont il comprenait les  objectifs de la science, de la philosophie, son ontologie et sa gnoséologie. J’ai concentré mon attention sur le problème  de la périodisation et le développement des idées philosophiques de Marković aussi que sur ses conceptions socio-politiques et j’ai proposé ma propre solution de ces problèmes, Ensuite, j’ai analysé minutieusement l’attitude présentée par Marković envers le marxisme. J’ai prouvé qu’il a été le premier marxiste d’origine  serbe, puisque dans les travaux de Marković aucun socialiste n’a été autant de fois cité que Marx. Marković ne peut être considéré uniquement comme un diffuseur de la pensée de Marx. Le point de départ de ses réflexions c’est toujours une objective constatation des conditions de vie serbes et,  ensuite, la confrontation de la théorie  marxiste avec le mode de vie et la lutte  du peuple serbe pour l’indépendance  nationale  et sociale. C’était  une vérification constructive de la théorie de Marx. Marković dans  ses écrits philosophiques consacre beaucoup de place aux problèmes de la science. Il étudie longuement le problème de la genèse de la science, des péripéties de son histoire, de son essence et de ses fonctions. Marković a donné une conception  de la  science qui a éclaté un modèle de l’interprétation objectivo-méchanistique. Les conceptions philosophiques matérialistes de Marković ont été fortement liées à la réalité socio-politique et scientifique serbe, elles ont formé la basé théorique et méthodologique de la conscience de ceux qui aspiraient aux changements socialistes  en Serbie.

2) Filozofija Svetozara Markovića (1846-1875). Z historii marksizmu w Serbii, Wroclaw, 1981, 208p.

Ce livre donne une version élargie du livre précédent, enrichie d’un nouvel, long chapitre, intitulé l’Athéisme de Marković. Les idées sur la vie exprimées par Marković englobaient aussi l’athéisme et les conceptions religieuses. Personne avant lui en Serbie n’a présenté des questions religieuses d’une manière si pertinente et si riche, personne   n’a critiqué si  ouvertement la religion et n’a propagé si ouvertement l’athéisme. Marković a analysé profondément le problème  de la genèse de la religion, de ses sources, son essence, sa structure, ses fonctions, des lois de son éclosion, développement  et déclin. Marković a réussi à découvrir des sources naturelles, cognitives et sociales des religions. Il a été  capable de corriger la conception des Lumières des origines des idées religieuses, selon laquelle la religion serait une supercherie consciente des prêtres. Ce dernier point c’est un succès indiscutable de Marković. Il  a attiré aussi l’attention sur les différences existant entre la forme et le contenu de la religion.

3) Z teorii pojęċ filosoficznych, Wroclaw, 1992, 112p.

Ce livre est consacré à la question des deux principes hégéliens du mouvement de la connaissance scientifique. Le premier mouvement, qui va du général, à travers le particulier, à l’individuel, et le mouvement inverse, qui va de l’individuel, à travers le particulier, au général. Ces deux principes du mouvement de la connaissance scientifique posent de nombreux problèmes  de la nature théorique et méthodologique. Le dynamisme, l’ordre de la succession et la dépendance mutuelle, existante entre ces trois notions du mouvement de la connaissance scientifique, ont été assimilés par Hegel à la particularité de la triade thèse–antithèse- synthèse, à la loi dialectique de la négation de la négation. Cette assimilation de Hegel est très discutable. J’ai présenté aussi les exemples et les constatations tirées des travaux de Hegel lui-même qui prouvent qu’une notion, dans son développement peut révéler son contenu non seulement dans la forme de triade mais aussi dans celle de tétrade et de pentade. Ensuite, j’ai passé à l’examen critique l’idée de l’essence de la généralité abstraite et de la généralité concrète. Je n’ai pas accepté, non plus, la conception hégélienne de l’identité des notions de la différence, de la spécificité et la particularité.

4) Problematyka systemowosci w filosofii Hegla, Wroclaw, 1994, 137p.

Ce livre est consacré à la question des systèmes dans la philosophie de Hegel. J’ai discerné deux problemes de base, celui de la construction des systèmes et celui des particularités des systèmes.  S’il s’agit du prémier, j’ai constaté que Hegel a révélé les aspects principaux de la construction des systèmes. Il a réussi a dégager, de la manière dialectique, l’essentiel des relations, liens et des interactions existant parmi les éléments, les sous-systèmes et le système. Ce dernier compris comme une création définie globale, présentant des particularités nouvelles, non présentes dans aucun des composantes de ce système. Hegel a indiqué le rôle primordial, joué par la structure, dans des processus de la création de nouveaux systèmes et de l’organisation, survenant à l’intérieur du système. Hegel a démontré que la construction du système possède la nature hiérarchique, avec la coordination, la subordination,  l’esprit de système. Le système constitue la totalité relativement indépendante ou relativement dépendante,  relativement  ouverte ou relativement fermée.

            S’il s’agit des particularités des systèmes, Hegel a mis en relief la dynamique  de système, l’autodétermination de système,  la téléonomie de système et la fonctionnalité de système. Cette découverte des traits caractéristiques de la construction des systèmes  et des particularités des systèmes est extrêmement intéressante, pertinente, sous plusieurs points novatrice, suggestive, gardant jusqu’aujourd’hui ses qualités théoriques et méthodologiques. Le titre glorieux du précurseur de l’esprit de système, qu’on donne à Hegel, ne suffit pas pour honorer pleinement son apport dans le développement de la théorie générale des systèmes.